Rimou 2026 : 700 kilomètres partagés entre passion et convivialité
Du 22 au 25 mai, un groupe de cyclos du club a pris la direction de Rimou, petit village d’Ille-et-Vilaine situé à mi-chemin entre Avranches et Rennes.
Vendredi 22 mai au petit matin, les participants ont quitté le club pour rejoindre leur destination au terme d’une première étape de 168 kilomètres. Une belle mise en jambes qui a permis au groupe de rallier le gîte du Bas-Rimou, leur camp de base pour trois nuits.
Le lendemain, une étape de 165 kilomètres attendait les cyclos. Le parcours les a conduits autour de la magnifique Baie du Mont-Saint-Michel avant d’affronter deux difficultés bien connues des cyclistes de la région : la côte de Roz-sur-Couesnon, immédiatement suivie de l’exigeante montée du Mont-Dol. Les efforts consentis ont été largement récompensés au sommet, où un panorama exceptionnel offrait une vue imprenable sur toute la baie.
La troisième journée était la plus longue et la plus exigeante du séjour avec 177 kilomètres au compteur et 1 900 mètres de dénivelé positif. L’itinéraire a conduit le groupe jusqu’à Fougères, dont le célèbre château a constitué un point d’intérêt de la journée, avant une petite incursion en Mayenne. Le retour vers Rimou s’est effectué par Vitré puis en suivant le cours du Couesnon, ce fleuve mythique qui se jette dans la Baie du Mont-Saint-Michel.
Enfin, le lundi 25 mai, c’est sous un soleil de plomb que les cyclos ont repris la route du retour vers le club. Une dernière étape de 175 kilomètres est venue conclure ce beau périple.
Au total, près de 700 kilomètres parcourus en quatre jours, des paysages remarquables, quelques ascensions mémorables et surtout de très bons moments partagés entre passionnés de vélo.
Un périple sportif qui laissera à tous d’excellents souvenirs.
Récits, souvenirs et anecdotes : les cyclos prennent la plume pour raconter leur défi. Les photos sont d’Arnaud
La filmographie de Jean-François

Ce que je retiens de cette aventure, en m’inspirant de quelques titres de films…Sur la route, ce ne fut ni « L’Enfer« , ni « Le Salaire de la peur« , ni « La Traversée du désert » sous un « Soleil rouge« .
Ce fut avant tout une belle aventure entre « Les Copains d’abord« , faite de partage, d’entraide et de bonne humeur.
Je garde en mémoire de nombreux moments conviviaux et de précieux souvenirs.
Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle aventure… et la suite du film…!
On a perdu Jacky ! Le récit de Thierry

Ça roule gentiment. Arnaud est en pleine mission reportage photo pour le trombinoscope de la sortie. Et soudain, un détail nous interpelle : plus de camion derrière nous… donc plus de Jacky !
Aïe, c’est la tuile !
On tente de joindre Jacky au téléphone, mais manifestement, les satellites ne couvrent pas encore le secteur de Rimou. Pas de réponse. Nous décidons alors de poursuivre jusqu’au prochain village, distant de cinq kilomètres, afin de l’attendre. Histoire de ne pas rester plantés en pleine pampa sous le cagnard.
Arrivés sur place, surprise : un mariage est en cours. Nous voilà au premier rang, intégrés au décor…! et même des invités en ce qui concerne Christophe, qui très vite tisse le lien avec le papa de la mariée, en mangeant sa banane 🍌.
A cet instant, la mariée n’a pas encore dit « oui » !
Vu l’échantillonnage de copines, cousines, sœurs et belles-sœurs présentes sur le parvis, le petit poisson pourrait être mignon 😜.
On parle, on parle, on attend (quinze à vingt minutes), on tente de remettre en route les satellites… mais toujours pas de camion, pas plus que de Jacky.
Le petit poisson 🐟 est tout à fait élégant, tout comme son petit banc, mais la situation se complique : on risque maintenant de perdre Christophe. Nous décidons donc de repartir au plus vite, afin d’éviter toute “pêche” auxiliaire, voire accidentelle.
— Christophe, on y va !
Nous reprenons donc la route vers Rimou, toujours sans camion et sans Jacky. Arrivés au gîte, les satellites redeviennent miraculeusement opérationnels. Jacky, en revanche, l’est beaucoup moins. La communication s’interrompt rapidement sur un laconique :
— On en reparlera !
Quinze minutes plus tard, nous récupérons enfin nos affaires… ainsi que notre Jacky, quelque peu chafouin, voire franchement contrarié, à la vue du désordre qui règne à l’arrière du camion.
Que s’est-il passé ?
Spéciale chronométrée ? Descente de col à haute vitesse ? Passage en mode rallye ? Deux tonneaux ?
Le mystère demeure.
Ce que nous savons en revanche, de source parfaitement fiable, c’est que le camion était particulièrement chaud à l’arrivée et qu’il semblait avoir été soigneusement débarrassé de toute particule susceptible de nuire à une bonne carburation.
Heureusement, Jacky a progressivement retrouvé une température de fonctionnement normale autour de l’apéritif, aidé dans sa récupération par une ou deux bières bien fraîches.
Car s’il est possible d’égarer momentanément un camion, il ne faut surtout pas perdre Jacky !
Alors merci Jacky !
Sans toi, nous ferions certainement beaucoup moins les malins sur nos vélos. Derrière chaque étape réussie, il y a une logistique discrète mais essentielle, que tu assures avec efficacité et bonne humeur. Ton aide est précieuse et contribue largement à la réussite de ces séjours.
Et finalement, cette histoire de camion disparu restera surtout un excellent souvenir de plus à ajouter aux annales du club.


Le regard d’Arnaud sur ces quatre journées

C’est toujours un plaisir de retourner en Bretagne, surtout sous un grand soleil.
La première étape nous a permis de traverser le département de la Manche du nord au sud, avec un petit vent de face pour durcir un peu les premiers efforts du week-end. Mais tout le monde était très motivé !
Le deuxième jour, la canicule annoncée commençait à inquiéter quelques-uns d’entre nous, les yeux rivés sur les sites météo. Heureusement, le passage au bord de mer près du Mont Saint Michel nous a permis de trouver un peu de fraicheur. Nous avons ensuite rencontré, au sommet de Roz-Sur-Couesnon, un groupe qui commémorait déjà le débarquement de la seconde guerre mondiale. Véhicules et costumes d’époque étaient de sortie..
La troisième étape inquiétait quelques participants à cause de la chaleur annoncée et du dénivelé prévu. C’est dans ces moments là que la bienveillance et la cohésion dans le groupe est importante. Tout s’est donc bien passé.
Le quatrième jour annonce déjà l’heure du retour, en sens inverse du premier jour. Quelques cyclos sont venus à notre rencontre au pique-nique du midi pour nous aider à finir notre périple… toujours sous des températures assez inhabituelles.
Enfin, mention spéciale à notre chauffeur- accompagnateur qui a assuré notre sécurité pendant les 4 jours et qui était toujours là pour nous ravitailler en boissons fraiches.
Encore un moment fort pour le club !
Le témoignage de Nicolas

J’ai passé un excellent séjour à Rimou. Nous avons beaucoup ri et profité d’une superbe ambiance, conviviale et chaleureuse.
Le groupe a fait preuve d’une belle solidarité tout au long du séjour, chacun veillant sur les autres.
Les repas au gîte étaient de très bonne qualité, et les apéritifs pris en extérieur chaque soir ont été des moments particulièrement agréables, favorisés par une météo exceptionnelle.
Les parcours étaient magnifiques, avec une belle exigence physique tout en restant rassurants grâce à la présence du camion d’assistance et de Jacky, notre chauffeur. Un grand merci à toi !
Patrick : quand la force du collectif s’exprime

Entre la chaleur étouffante qui transformait parfois la route en véritable sauna sur près de 170 kilomètres et le plaisir de franchir la ligne d’arrivée tous ensemble, nous avons pu mesurer toute la force du peloton. Chacun a puisé dans ses ressources, mais aussi dans la solidarité du groupe. Quelques encouragements, parfois même une petite poussette dans les moments les plus difficiles, ont permis à chacun de poursuivre son effort.
Il a également fallu savoir gérer les aspects essentiels d’une telle aventure : l’alimentation, l’hydratation, la récupération et parfois les insomnies…
Au final, ces quatre journées resteront comme une belle expérience humaine et sportive, et, à bien des égards, comme un petit exploit collectif.

